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 La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]

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MessageSujet: La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]   Sam 27 Juin - 15:47

Vous connaissez ce moment où vous sentez vraiment comme une merde, ce moment où vous avez insulté quelqu'un que vous ne connaissiez pas et qui ne vous avait rien fait mis à part d'être devant vous au mauvais moment ? J'ai vécu ce moment il y a peut-être deux semaines. Le pauvre bougre était un môme de 18 ans, à vue de nez. Il distribuait des prospectus dans ma rue. Jusque là, il n'y avait rien de bien particulier sauf que j'étais de très mauvaise humeur pour aucune raison particulière. Mes sautes d'humeurs habituelles. Sa seule faute fut de vouloir me donner l'un de ses prospectus. J'y jetai un coup d'oeil, dévisageai le gamin, déchirai le prospectus et lui jetai au visage avant de l'insulter purement et simplement : « Et si tu allais voir ailleurs si j'y étais, sale petit p*** de merde ! ». On se demandait vraiment ce qui m'avait pris pour insulter ce gamin comme ça. Pourquoi l'avais-je insulté de p*** ? Peut-être parce qu'il me faisait vaguement penser à l'un des membres de ce boysband pour midinettes dont je soupçonnais les membres d'être homos sans le dire... Non, ce n'était même pas une raison. Je l'avais insulté de p*** parce que c'était la première chose qui m'était venue à l'esprit. Je ne l'avais pas laisser répondre, j'étais parti.

Cette affaire me trotta dans la tête les jours suivant. J'avais vraiment fait une connerie. Quand je le revis, quelques jours plus tard, je tentais d'aller le voir mais il parti dans la direction contraire. Il me fuyait ? Encore quelques jours plus tard, même cinéma. Pendant ce temps, j'avais vraiment envie de présenter mes excuses à ce garçon. Le moment se présenta pendant une longue averse. Cela faisait plus de cinq minutes qu'il pleuvait des cordes quand j'arrivai chez moi, le garçon n'était pas loin de la porte de mon immeuble. Il tentait de s'abriter tant bien que mal. C'était l'occasion ! En plus, j'étais de très bonne humeur, c'était rare. Je m'approchai de lui et lui lançai : « Salut ! J'habite pas loin, tu veux pas venir t'abriter ? ». Après quelques instants de silence, j'ajoutai : « Je voulais m'excuser pour l'autre fois... Quand je t'ai insulté... Je ne le pensais pas, j'étais juste de très mauvaise humeur et je suis un vrai connard quand je suis de mauvaise humeur... Alors je te demande pardon. ». Mes excuses étaient tout bonnement merdiques mais ça ne m'étonnait pas : j'étais nul pour formuler des excuses. J'esquissai un sourire tout en priant qu'il accepte mes excuses. Malheureusement ce n'était pas gagné. Surtout que le garçon que j'avais insulté était homo et ça, je ne le savais pas.

Il y a de drôles de coïncidences dans la vie. Parfois ce sont de bonnes coïncidences et parfois ce sont de mauvaises. Et dans ce dernier cas, c'est un vrai enfer pour remettre les choses dans l'ordre.

[HJ : Je me suis auto-censurée pour l'insulte. Je pense que c'était mieux ainsi ^^]
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MessageSujet: Re: La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]   Ven 3 Juil - 16:09

La vie est faite de coïncidences...
Valerian Ainsworth & Amaury Le Pennec

Avoir ce job c'est bien pratique pour Amaury afin de mettre un peu d'argent de côté et envisager de se prendre un appartement, car il ne compte pas squatter chez son cousin bien longtemps, d'autant que ce dernier vit avec sa petite amie, pas super top niveau intimité. Distribuer les prospectus, il le faisait déjà en France, et malheureusement, le gros inconvénient de cet emploi, c'est de devoir s'adapter aux conditions climatiques. La chaleur, c'est difficile, mais ça reste gérable en s'hydratant bien et suffisamment. Non, le pire, c'est la pluie. Il n'y a rien de pire que la pluie. Être obligé d'arpenter les rues sous des trombes d'eau, devoir protéger tant bien que mal les prospectus à distribuer, cela n'a rien d'agréable, mais Amaury s'y pli sans broncher, parce qu'il aime marcher et surtout parce qu'il a besoin de cet argent. Ce qui peut être aussi parfois un souci, ce sont les gens, trop pressés, pas aimables. Cela lui arrive assez régulièrement de se faire remballer, Amaury en a pris l'habitude et généralement, il sait assez bien passer outre, ne pas laisser les mots employés contre lui l'atteindre. Voilà deux semaines de ça maintenant, ce jour-là, il n'a pas su se protéger, il ne s'attendait surtout pas à se prendre une telle insulte en pleine face non plus. Quand le gars à qui il venait de donner un prospectus s'est barré sans autre cérémonie après l'avoir insulté, le bouclé est resté vraiment très con, sans bouger pendant plusieurs minutes, accusant le coup et laissant les larmes couler le long de ses joues. Au diable sa fierté, ces mots-là lui ont fait vraiment mal, lui qui n'a pas l'habitude qu'on s'en prenne de la sorte à sa sexualité et sans aucune raison qui plus est. D'ailleurs, il se demande même comme l'autre a bien pu le savoir, Amaury n'est pas spécialement efféminé ou avec des manières. Le visage de ce mec est resté imprégné dans la mémoire du français et de ce fait, ces sens se sont mis en alertes, chaque fois qu'il lui est arrivé de le recroiser dans les deux semaines qui viennent de s'écouler. Systématiquement, chaque fois que Amaury l'apercevait, il changer de chemin, de trottoir, en clair, il l'évitait purement et simplement. Étant quelqu'un peu sûr de lui, sensible, il sait parfaitement qu'il ne gérera pas un autre assaut du même acabit que le premier.

Aujourd'hui est un de ces jours où le bouclé n'aime pas son job, parce que justement, il pleut des cordes. Il vient de terminer sa tournée, il est trempé jusqu'à la moelle et grelotte à cause du vent qui s'engouffre au travers de ses vêtements mouillés. Vu ce qu'il tombe, il opte pour s'abriter quelques instants sous le porche d'une entrée d'immeuble, avec un peu de chance, la pluie se calmera rapidement et il pourra rentrer chez lui, enfin chez son cousin. Cela fait déjà bien cinq minutes qu'il est là, à espérer que la pluie cesse, mais elle continue de tomber en un immense rideau épais. Il ne veut pas prendre le risque de plus tomber malade, alors il prend son mal en patience. Bien mal lui en a pris, ce gars de l'autre fois approche vers lui. « Oh non, pas lui. » Amaury est presque prêt à prendre ses jambes à son cou. Malheureusement pour le français, l'autre ne lui en laisse pas le temps et d'instinct de protection, il se colle au mur, les bras croisés devant sa poitrine comme s'ils pouvaient lui servir de bouclier. Amaury reste sous le choc quelques longues secondes devant l'air enjoué du brun et des paroles qu'il vient de prononcer. « Tu te fous de moi, c'est ça ? Si c'est le cas, c'est pas drôle. » Le français prend un air renfrogné. Il n'est pas du genre à répliquer de la sorte en général, mais côtoyer Charlie et être régulièrement la cible de ses attaques sarcastique, lui ont quelque peu appris sur comment se défendre. Ce n’est pas encore naturel chez lui comme ça l'est chez l'anglais, mais il apprend doucement. D'ailleurs la fin de sa phrase montre clairement qu'il n'est pas sûr de lui, qu'il est sur la défensive plutôt que sur l'attaque. « Clairement, t'es un connard. Et tu crois que je vais te suivre après ce que tu m'as balancé l'autre fois ? Tes excuses, tu peux te les carrer où je pense. » S'il se débrouille très bien en anglais, son état de nervosité le met à mal et il bafouille, il cherche ses mots et si l'accent français, la plupart du temps on ne le perçoit pas trop, là dans l'immédiat, il est affreusement présent.

Amaury fini par se calmer un peu, percutant quand même que le jeune homme en face de lui vient de s'excuser et sur un ton agréable. Peut-être que finalement, il est vraiment sincère. Il reste pourtant quand même sur la défensive, mais sa voix reprend une tonalité plus sereine. « Désolé, je ne voulais pas m'emporter de la sorte. C'est juste que tu m'as blessé. Tu ne me connais pas et t'avais pas à me juger comme ça pour ce que je suis. » Le français a décroisé ses bras, se montrant moins fébrile face à celui qui s'était montré infect avec lui. Ce geste permet au froid de l'air d'infiltrer sa veste et son t-shirt et Amaury se remet à trembler de plus belle. En prononçant la dernière partie de sa phrase, qui sous-entend qu'effectivement il est gay, le bouclé détourne légèrement le regard. Il n'a pas honte de ce qu'il est, il l'a toujours assumé, mais il n'a pas envie de lire du dégoût dans les yeux de ce mec.

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MessageSujet: Re: La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]   Mar 7 Juil - 22:08

J'avais vu juste : le gosse me fuyait. Je l'avais vraiment effrayé. Il s'était peut-être dit que j'aurais pu le tabasser à mort... En fait, tout dans son attitude prouvait que je le terrorisais : le dos collé au mur, les bras croisés sur sa poitrine comme si cela pouvait le protéger et surtout, il transpirait la peur. Il était sur la défensive. Il ne me croyait pas mais je n'allais pas m'en étonner. Après tout, je l'avais insulté et ce n'était pas une insulte bateau comme connard. Non, c'était une insulte beaucoup plus grave qui ne pouvait pas être sans conséquences. Et surtout, il y avait quelque chose dans sa façon de parler que je n'avais pas remarqué la première fois qu'il m'avait accordé la parole : son accent. Il avait un accent français à couper au couteau. Cela me fis sourire et encore plus quand il commença à jurer. C'était... charmant, sans blaguer. Et maintenant, je savais d'où il venait. Je ne ré-embrayai pas. Pas besoin d'envenimer les choses. Finalement, il descendit de ses grands chevaux, se calmant un peu.

Ce que je tirais de sa propre excuse fut qu'il était réellement homo. Oh merde ! Je me passais une main sur le visage avec l'air de dire : « Mais quelle connerie j'ai sortis la dernière fois ? ». Je regardai à gauche, à droite, encore à gauche comme si je cherchais à trouver une excuses ou si j'essayai de voir s'il n'y avait personne qui me connaissait dans le coin. Je ne baissais pas les yeux, une première pour ce que je m'apprêtais à dire même si c'était en français et qu'il y avait peu de chance que quelqu'un parle français alors que la rue était presque déserte. « Je suis désolé... Je ne voulais pas te juger. On... On joue dans la même équipe ou presque : je suis bi. Tu ne veux vraiment pas venir t'abriter chez moi ? ». Je me doutais qu'il serait étonné de m'entendre parler français même si j'avais un accent anglais abominable qui devait sérieusement compliquer la compréhension de mes paroles. En attendant sa réponse, je sortis mon paquet de cigarettes et en allumai une. Si je devais rester dehors sous la pluie, autant que je puisse fumer un peu.

Pendant un instant, je cru qu'il pleuvait encore plus fort. Je me pris plusieurs gerbes d'eau dans le dos. Je commençais à geler. Ca serait bien s'il se décidait à me suivre ou à rester ici et, dans ce cas, je le laisserai seul sans grands remords : il aurait fait son choix et ne pourrait que s'en vouloir s'il chopait la grippe. Entre deux bouffées de fumée recrachées, je détaillais le jeune homme. Il semblait si faible, si vulnérable. C'était le genre de personne que l'on voulait protéger. Malgré mes allures de gros dur, j'étais très sensible à mes intuitions, à mes pressentiments. Là, tout ce que je ressentais était de la compassion, de la pitié et même de la tendresse et qu'il voulait simplement vivre sa vie sans qu'on le dérange car, lui, il respectait les autres et leurs choix. Le petit gars était vraiment un bon garçon. Enfin, c'était ce que je pensais au premier abord.
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MessageSujet: Re: La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]   Sam 18 Juil - 17:03

La vie est faite de coïncidences...
Valerian Ainsworth & Amaury Le Pennec

C'est carrément étrange pour Amaury de se retrouver là, coincé sous ce porche avec ce mec qui l'avait insulté deux semaines plus tôt et qui se met à lui faire des excuses comme ça. Le bouclé à un peu de mal à cerner si l'autre est sincère ou alors s'il ne se fout tout simplement pas de sa gueule et c'est pourquoi sa réaction première est d'être sur la défensive. Avant de se rendre compte que le jeune homme n'a cette fois peut-être pas de mauvaise intention et que ses paroles il les pense sincèrement, aussi maladroitement soit-il. Alors Amaury se calme, tempère un peu ses propos et lui avoue que l'insulte l'a réellement blessé parce qu'il a visé juste, probablement par un total hasard, mais le fait est qu'il ne supporte pas les gens qui se permettent de juger et d'insulter les autres de la sorte, sans même connaitre quoi que ce soit à leur vie. Le français observe son interlocuteur un moment, et reste dubitatif devant sa réaction, dans laquelle il semble apercevoir du remords. Mais ce qui l'intrigue le plus, c'est la manière dont le brun à de regarder de droite à gauche comme s'assurant qu'il n'y ait personne pour les voir et les entendre. Amaury soupire, ce n’est pas comme s'il pleuvait des trombes et que tout le monde était bien au chaud à l'abri de leurs maisons, leurs appartements, pas assez givrés pour sortir sous un temps pareil. « Tu parles français ? » Question plus rhétorique qu'autre chose, répondue dans sa langue maternelle. Au final, le bouclé est plus étonné de l'entendre lui parler en français que des paroles prononcées. D'ailleurs, il n'est pas certain d'avoir tout compris. D'une l'anglais à un accent terrible, mais il ne va pas le blâmer lui-même s'est rendu compte de son fort accent français, ce qui arrive quand il est stressé ou énervé, mais aussi pris par la surprise d'entendre sa langue, son cerveau était en mode anglais, il lui a fallu quelques millièmes de seconde pour se mettre sur la bonne fréquence. Du coup, Amaury le fixe sans lui répondre tout de suite.

Pendant que l'anglais fume, cela permet de reprendre ses esprits au bouclé, qui prend conscience à quel point l'accalmie est loin de vouloir se faire, et que la pluie à même redoubler. Il est trempé, ses vêtements lui collent à la peau pire que du chewing-gum collé sous une semelle, il tremble et il en est de même pour le brun. « Okay. Merci. » Il bafouille un peu, ne sachant plus trop dans quelle langue il doit, il peut parler, pour finalement repasser à l'anglais, étrangement, étant en Angleterre et discutant avec un anglais, cette langue semble plus simple pour lui. Amaury attend qu'il ait fini sa clope avant de bouger, ne sachant pas s'il vit dans cet immeuble-là ou dans une autre entrée. « J'ai bien compris que tu avais dit ça comme ça, sans savoir. Mais je ne comprends pas trop... » Amaury se demande quelqu'un qui se prétend bi peu ainsi insulter d'autre personne en rapport à leur éventuelle sexualité. Ce n’est pas un peu l'hôpital qui se fou de la charité là ? Bon, le français ne lui fait pas part de ces pensées-là, vu qu'il s'apprête à le suivre chez lui, c'est pas le moment de se le mettre à dos, et puis il n'a vraiment pas envie de rester à poireauter encore sous ce déluge, sous peine de chopper un bon coup de froid, voire pire. « Fin je veux dire, enfin tu vois. » Le bouclé n'est pas certain que l'autre comprenne, mais il n'arrive pas à formuler sa pensée en une phrase cohérente qui ne passera pas pour quelque chose d'agressif ou un jugement. Il ne cherche pas à le juger, seulement à le comprendre. Tout en avançant, Amaury parle avec une tonalité normale et sa voix grave porte entre les murs de la cage d'escalier, n'imaginant pas un seul instant qu'il devrait peut-être être un peu plus discret, ne pensant pas à la manière dont l'anglais a fait attention un peu plus tôt à ce qu'il n'y ait personne. Lui s'assumant complètement, il n'a plus vraiment le réflexe de faire attention en mentionnant ce genre de sujet.
   

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MessageSujet: Re: La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]   Mar 28 Juil - 0:16

Si je n'étais pas aussi gêné par ce que je venais d'avouer au français, j'aurais rigolé de sa réaction : une simple question « Tu parles français ? ». Un peu que je parlais français : je venais de lui parler en français ! Je me contente de lui sourire gentiment. Malgré tout, il ne me répondit pas tout de suite. J'eus d'ailleurs le temps de fumer ma cigarette avant de le conduire à mon appartement. Peu après qu'il m'aie lâché son « Okay merci », je laissai tomber ma cigarette et l'écrasai négligemment sous la semelle de ma basket. Le garçon semblait stressé, nerveux. Il bafouillait. Il devait se dire qu'il allait tomber dans un traquenard. Il rouvrit la bouche mais je ne compris pas vraiment où il voulait en venir. Sans mot dire, je le menai deux portes plus loin, ouvris la porte de l'immeuble, montai les escaliers tout en cogitant sur ce qu'il m'avait peu avant. Faisait-il allusion à mon aveu sur ma bisexualité ? Probablement. J'avais lâché ça de but en blanc sans réelle logique. Oui, ça devait être ça, pensais-je en glissant la clé dans la serrure de la porte de mon appartement.

A peine la porte fut ouverte que Gus me faisait la fête, me sautant aux jambes et ignorant totalement mon invité. Je pris mon bouledogue par le collier et le fit rentrer dans l'appartement puis invitais le jeune homme à entrer. Je fermai la porte derrière mon invité. Je le laissais dans le séjour pendant que j'allais dans ma chambre puis dans la salle de bain. Dans la première pièce, j'étais allé chercher des vêtements secs pour le jeune homme et, dans la seconde pièce, une serviette pour qu'il puisse se sécher. Moi-même, je changeais de vêtements car ceux que je portais étaient trempés. De retour dans le séjour, je posais les vêtements et la serviette au jeune homme en lui disant : « Tu peux aller te changer dans la salle de bain, c'est la première porte à droite. Tu ne vas pas garder des vêtements trempés ! Et tu veux peut-être boire quelque chose ? Un thé ? Un café ? Peut-être quelque chose de froid ? ». Pour ma part, je m'apprêtais à me faire une bonne tasse de thé après avoir affronté une pluie pareille, c'était le meilleur remède contre les coups de froid ! Avant que le garçon ne me fasse part de sa décision, j'ajoutai : « Au fait, tout-à-l'heure, ce que tu ne comprenais pas c'était que je te dise que j'étais bi comme ça, du tac-au-tac ? Je voulais juste être honnête et te faire comprendre que j'avais juste été con quand je t'ai insulté. Je voulais te rassurer sur mes intentions, te faire comprendre que je ne te proposais pas de venir dans mon appart' pour te tabasser ou je ne sais quoi d'autre. C'était plutôt maladroit de ma part... ». Je ne baissai pas les yeux malgré mon embarras. Je n'étais pas du genre à fuir le regard des autres. Je devais affronter son regard, son jugement. Je l'avais jugé alors il avait le droit d'en faire de même avec moi.
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La vie est faite de coïncidences... [Feat Amaury]
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